Table des matières :
Explications et sources
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Cette liste est adaptée des recherches réalisées par Science Po Paris : Accompagnement du handicap
Cette liste est dédiée aux bonnes pratiques pour inclure les personnes en situation de handicap dans la vie quotidienne et au travail.
Les conseils sont en premier rangés par types de handicap (thèmes).
Des barres sur le côté droit permettent de se déplacer entre les thèmes.
Autres sources :
www.avc-normandie.fr
www.sciencespo.fr
www.ecologie.gouv.fr
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Handicap auditif
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⚠️
- J’anticipe ma réaction de surprise au son de la voix d’une personne malentendante :
ses intonations sont plus profondes.
- Lorsque je prends la parole, j’articule distinctement sans déformer la bouche.
Je ne crie pas et je parle à un rythme modéré.
- Je dégage mon visage.
J’évite de mettre la main devant ma bouche ou de baisser la tête.
- J’élabore des phrases courtes avec du vocabulaire simple.
Je reformule plutôt que de répéter une phrase non comprise.
- J’évite les endroits bruyants.
Je reprends mes phrases si elles ont été couvertes par le bruit.
- J’évite de m’adresser à une personne malentendante dans une autre pièce.
Je me déplace pour lui parler face à face.
- Si la personne sourde est accompagnée,
je m’adresse prioritairement à elle et non à son interprète en LSF2 ou LPC3.
- Dans une conversation de groupe,
je fais en sorte que la personne sourde soit prévenue
quand les interlocuteurs changent de sujet.
- En réunion, je respecte la parole de chacun,
je ne parle pas en même temps qu’une autre personne.
- Je privilégie des formats de réunions courtes (1 heure), le matin au calme.
Je veille à remettre un ordre du jour et un compte rendu écrit.
- J’évite les échanges de blagues et de jeux de mots devant une personne sourde
sans la convier ou lui expliquer la teneur de mes propos.
Elle peut penser à tort qu’elle fait l’objet de l’échange et des rires.
- Lors de passage de consignes, je privilégie l’outil informatique pour communiquer.
Si nécessaire j’utilise un papier et un crayon pour écrire quelques mots de résumé.
- En cas d’évacuation, je propose mon aide.
Je guide la personne malentendante jusqu’aux issues de secours
- Pour solliciter son attention, j’évite le toucher et utilise ses autres sens comme les
vibrations du plancher et sur le corps émises par les sources sonores, la vue et l’odorat. J’attends qu’elle me regarde.
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Handicap moteur
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⚠️
- Je m’assure que la personne peut accéder à notre lieu de rendez-vous.
Je lui indique avant les zones de stationnement aménagé, les ascenseurs…
Je préviens le personnel d’accueil si besoin.
- Dans mon bureau, je veille à ce qu’aucun obstacle n’entrave son parcours.
- Lors de la rencontre, le regard est important : je ne détourne pas les yeux.
Je n’appuie pas mon regard, je reste naturel.
- Lorsque je la guide dans l’établissement, je marche à son rythme.
Je lui indique les changements de directions.
Je lui laisse l’usage des rampes ou des plans inclinés.
- Patienter debout à l’accueil ou devant un comptoir est très pénible :
je lui propose un siège.
- Si la personne se déplace en fauteuil roulant, j’évite de m’appuyer dessus.
- Si la personne est de petite taille ou en fauteuil,
je me mets à sa hauteur pour faciliter la conversation.
- J’évite de placer en hauteur les objets dont elle pourrait vouloir se servir.
- Certaines personnes peuvent avoir une élocution difficile.
Je leur parle normalement et je leur laisse le temps de répondre.
- Si la personne handicapée est accompagnée,
je m’adresse à elle et à son accompagnateur.
J’alterne mon attention sur les deux interlocuteurs pour favoriser l’échange.
- En cas d’évacuation, je propose mon aide.
Notamment si la personne ne peut pas marcher.
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Handicap visuel
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⚠️
- Si je souhaite proposer mon aide, je dis d’abord « bonjour ».
Je ne me vexe pas si la personne décline ma proposition.
- En m’approchant, j’annonce ma présence verbalement.
La personne ne reconnaîtra pas toujours votre voix :
je donne mon prénom ou mon nom avant d’engager la conversation.
- Pour marcher ensemble, je propose à la personne de prendre mon bras.
Si le trottoir est étroit ou jonché d’obstacles, je me place devant elle.
Avec sa main sur mon épaule.
- Si la personne tient une canne blanche, je veille à ne pas en entraver le mouvement.
- J’annonce les changements de direction ou de relief.
Et les obstacles à éviter (zones de travaux,
panneaux de circulation trop bas,
déjections canines…).
- Si je renseigne sur le chemin à prendre, je précise mes informations.
Exemple : « à 10 pas en ligne droite, vous tournerez à gauche ».
- Devant un escalier, je guide sa main vers la rampe et je me place à ses côtés.
Je monte l’escalier à son rythme en annonçant la première et la dernière marche.
- Si elle veut s’asseoir, je guide sa main vers le dos du siège.
Une fois qu’elle connaît la position du siège, la personne peut s’asseoir seule.
- Dans une réunion, je veille à ce que chacun se présente.
Et répète son nom au moment de toute prise de parole.
- J’opte pour la rédaction de comptes rendus
afin de fixer les propos d’un échange ou d’une réunion.
- Dans son bureau, je ne déplace pas les objets.
Je lui signale les éventuelles modifications de son espace :
les objets déplacés ou abandonnés dans le passage.
Et les portes entrouvertes.
- Les déficients visuels n’ont pas accès aux informations écrites sur les panneaux.
Ni sur les portes ou à l’entrée d’une salle de réunion… Je n’hésite pas à les renseigner.
- En présence d’un chien guide,
je considère que le chien travaille et qu’il ne doit pas être diverti.
J’évite de le caresser ou de le saluer avant son maître.
- Pour aborder la personne et le chien guide,
je me présente du côté opposé au chien.
- À table, je précise la localisation exacte des ustensiles
et des aliments qui sont proposés.
- Inutile de bannir de votre vocabulaire les mots liés à la vision, soyez naturel.
Exemples : « J’ai très envie d’aller voir ce nouveau film » ;
« J’ai vu que la machine à café a enfin été remplacée,
il était temps ! »
- Je préviens la personne quand je la quitte, pour lui éviter de parler dans le vide.
- J’éteins la lumière quand je quitte la pièce.
- En cas d’évacuation, je propose mon aide.
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Handicap psychique
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⚠️
- Je reste à l’écoute, calme et détendu.
- Je ne suis jamais agressif ni impatient.
- Je rassure la personne en cas de situation stressante ou changeante.
- J’évite de la fixer du regard.
- Je suis attentif à ses faits et gestes ainsi qu’à ses paroles.
- Je laisse la personne s’exprimer jusqu’au bout.
- Je garde toujours un timbre de voix rassurant.
- Je reste calme,
même si la personne est en état de crise.
- En cas de crise,
je tente de focaliser son attention sur un élément de son environnement
pour l’aider à sortir de son état.
- Je pose des questions simples
et utilise des phrases courtes.
- J’évite de poser plusieurs fois la même question.
- Je n’hésite pas à reformuler mes questions.
- Je privilégie des questions fermées.
- En cas de besoin,
je lui demande le contact d’une personne proche aidant.
- Je laisse toujours à la personne la possibilité de partir.
- En réunion, je laisse la porte ouverte
et j’accepte que la personne sorte si elle en éprouve le besoin.
- Je laisse libre la parole.
J’explique mais je sais également écouter les propositions, les idées
et les remarques.
- Dans certaines situations,
il est important de rappeler les règles et les limites fixées.
- En fonction des incidences des traitements médicaux,
je peux convenir d’aménager ses horaires.
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Handicap intellectuel